PRÁTICA COM QUESTÕES OFICIAIS
Questão 17 (1º exame) da UERJ 2013 (francês)
Texto-base das questões 16 a 21 · 1º Exame de Qualificação
QUI ES-TU POUR JUGER?
Quand vient le temps de définir son rôle ou d’exercer son “métier”, le critique se bute souvent à la question: “Qui es-tu pour juger?”.
Quel est le rôle du critique? Le défi – qu’aucun commentateur de la presse ou de la télévision n’atteint et même pas toujours dans les magazines spécialisés – est d’amener les gens sur le plan de l’Art et de la critique. Si la critique implique par un certain rapport au vide de retarder, de ralentir, de s’attarder, de fixer son attention sur un objet, comment y parvenir dans un monde en proie au déficit d’attention? Comment être “de son temps”, un temps ultra-rapide, et en tirer le nécessaire sans être happé par lui, en restant sur le plan critique? Comment faire des liens entre les deux plans et combiner les deux vitesses? Le critique serait donc encore et toujours un missionnaire, son but serait de sortir quelques disciples de l’enfer du bruit et de la brûlante actualité pour l’amener sur un plan calme où sont ordonnés quelques objets, appréciés, valorisés selon une durée, un contexte, une vie.
Le travail critique, c’est donc essayer de comprendre, d’analyser, d’expliquer: “Pourquoi trouves- tu ce film intéressant alors que je n’y vois aucun intérêt?” Travail difficile, à la découverte d’autrui, à la découverte de soi, à la découverte de l’Art, au risque de se tromper. Le travail du critique et de l’artiste, c’est la recherche perpétuelle de saisir le Beau. Si tout se valait, les artistes ne sacrifieraient pas leur vie à la recherche du Beau, Téléfilms et la Société de Développement des Entreprises Culturelles (SODEC) financeraient les projets en tirant au sort dans un chapeau, et les gens iraient au cinéma en choisissant les films au hasard de leur temps libre, et ils seraient également satisfaits de tout ce qu’ils voient. Il n’y aurait plus lieu d’écrire sur les films ni d’en parler. Finalement l’Art disparaîtrait.
En y réfléchissant même un peu, on conçoit bien que du début à la fin tous les intermédiaires choisissent en fonction de leurs valeurs: institutions qui financent, distributeurs, scénaristes, acteurs, boîtes de pub, télévision, critiques, animateurs de radio, etc., chacun va faire des choix, juger et décider de s’associer ou non à tel film, ce qui au bout du compte donne un cinéma à l’image de la frange qui domine le milieu. Faire un film, écrire sur le cinéma, c’est donc positionner une petite image individuelle dans la grande image de ce que nous sommes comme communauté, c’est laisser passer ou refléter certains rayons d’influences et résister à d’autres.
Qui est donc le critique pour juger? Un critique de cinéma est un amateur de films qui cherche à saisir le Beau dans son mouvement perpétuel, parce que tant que les hommes seront là pour créer et faire de l’Art, la définition sera ouverte. Parce que tout ne se vaut pas, qu’il y aura toujours des imitations, des copies, des faux et des œuvres sans intérêt qui à défaut d’être “dénoncés” doivent être différenciés des films qui apportent quelque chose de nouveau et qui comptent. C’est d’ailleurs ces films que le critique devrait d’abord et avant tout défendre. Si le critique ne veut pas essuyer une rebuffade, il ne doit pas se contenter d’établir une hiérarchie entre les films et d’imposer sa vision sommaire du cinéma en pensant que le public acquiescera devant la grandeur de ses connaissances. Il doit éviter les pièges séduisants de l’opinion et du snobisme (tu n’es pas du clan), remonter aux sources du travail de l’artiste et faire appel à l’intelligence du spectateur (ses valeurs, son esprit critique, son intuition). Le critique doit entraîner le spectateur sur son plan de la quête du Beau, par l’intuition et la lucidité.
ANTOINE GODIN
www.horschamp.qc.ca
comment y parvenir dans un monde en proie au déficit d’attention? (\ell.\ 6\text{-}7)
L’expression soulignée peut être remplacée sans changement important de sens par:
- Aen dépit du
- Beu égard au
- Cpar rapport au
- Dsous l’emprise du
Reportar erro na questão
Resolução comentada
A expressão "en proie à" significa dominado por, vítima de, entregue a algo (um mal, uma força). Em "un monde en proie au déficit d'attention", o mundo é visto como tomado, atormentado pela falta de atenção. Precisamos de uma expressão com essa ideia de domínio.
Veja cada opção:
- en dépit du = apesar do. Indica concessão, não domínio.
- eu égard au = tendo em vista o, considerando o. Indica consideração, não domínio.
- par rapport au = em relação ao. Indica comparação ou referência.
- sous l'emprise du = sob o domínio, sob a influência do. É exatamente a ideia de estar dominado por algo.
Assim, "un monde sous l'emprise du déficit d'attention" mantém o sentido da frase original.
Alternativa D.
Por que as outras alternativas estão erradas
- A"en dépit du" significa "apesar do", ideia de concessão, e não de domínio.
- B"eu égard au" significa "tendo em vista", ideia de consideração, sem sentido de ser dominado.
- C"par rapport au" significa "em relação a", ideia de comparação, que não traduz "en proie à".
Assunto: Expressões idiomáticas.
Reportar erro na resolução
Ver como caiu na prova
Fonte: UERJ 2013 · 1º Exame de Qualificação. Prova oficial ↗