Questão 27 (1º exame) da UERJ 2026 (francês)
Texto-base das questões 23 a 27 · 1º Exame de Qualificação
Quelle est l’utilité de l’histoire?
Selon l’opinion commune, nous pouvons “tirer des leçons” de l’histoire. On dit souvent que la connaissance du passé nous évite de reproduire les mêmes erreurs qui ont été commises antérieurement. On parle aussi alors d’un devoir de mémoire: le souvenir et la commémoration des événements passés doivent servir non seulement à reconnaître leur existence mais aussi à nous enseigner ce que nous devons désormais à tout prix éviter. On peut aussi penser que l’histoire nous fournit des exemples d’hommes illustres ou d’actions morales, qui doivent constituer pour nous autant de modèles à suivre pour nous conduire au mieux.
Cependant, l’excès d’historicité nuit à notre action présente car nos actions ne tendront alors qu’à répéter ce qui a déjà été, au lieu d’essayer d’instaurer du nouveau. Le présent est alors “momifié”, “étouffé”, suivant le mot de Nietzsche, par le passé. Si l’histoire peut nous être utile, ou nous enseigner quelque chose, c’est donc en un autre sens sans doute, qu’il nous faut déterminer à partir des critiques précédentes.
L’histoire n’est utile que si elle est critique. Il ne doit pas s’agir seulement de glorifier le passé et d’y trouver des modèles à imiter, mais de le considérer de façon critique, de l’évaluer. Autrement dit, il ne faut pas toujours souhaiter imiter le passé, mais parfois lutter contre lui, contre telle idée ou traditions, afin de s’en libérer si on le juge nécessaire. Mais il faudra aussi éviter l’excès inverse, qui consisterait à vouloir nier le passé et à le méconnaître: car nous ne pouvons prétendre non plus nous arracher entièrement à ce passé qui est le nôtre.
Connaître l’histoire, c’est nous connaître nous-mêmes. En effet, si l’histoire est “utile”, c’est au sens très général où elle nous donne une meilleure connaissance de nous-mêmes ou de l’homme, en tant qu’elle est connaissance de ce passé qui nous constitue. Elle ne nous donne aucune règle ni aucun modèle que nous pourrions suivre aveuglément, mais une connaissance réflexive doit nous donner, en nous révélant nos imperfections tout autant que nos capacités, un fil conducteur pour nos actions et progrès à venir.
Il faut dire que l’histoire ne peut être utile que si elle ne nous détourne pas du présent; la réflexion historique, par conséquent, doit être limitée afin de ne pas prendre le pas sur le souci du présent et de l’avenir: “l’homme qui pense”, écrit Nietzsche, “qui réfléchit, compare [...], acquiert la force d’user du passé pour la vie présente et de faire de l’événement à partir du révolu: mais qu’il y ait excès d’histoire, et il cesse d’être...”.
L’histoire, enfin, est cette connaissance du passé qui doit nous rendre d’autant plus vigilants envers le présent que nous sommes conscients de nos erreurs passées, mais qui laisse cependant ouverte devant nous cette tâche de prendre des décisions, de créer des valeurs nouvelles, qu’aucune connaissance du passé ne peut nous donner. Ce n’est pas l’histoire en effet qui doit nous gouverner, mais c’est nous au contraire qui, jour après jour, constituons notre histoire en nous projetant, prenant appui sur ce “sol” qu’est notre passé vers l’avenir.
Adaptado de maxicours.com.
qu’il y ait excès d’histoire, (ℓ. 26)
Une paraphrase possible pour le fragment ci-dessus est la suivante:
- Adès qu’il y a excès d’histoire
- Bpuisqu’il y a excès d’histoire
- Cquoiqu’il y ait excès d’histoire
- Dpour qu’il y ait excès d’histoire
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Fonte: UERJ 2026 · 1º Exame de Qualificação. Prova oficial ↗