PRÁTICA COM QUESTÕES OFICIAIS
Questão 18 (2º exame) da UERJ 2013 (francês)
Texto-base das questões 16 a 21 · 2º Exame de Qualificação
L’art de la différence ou l’unicité dans la diversité
A l’heure où les questions d’identité, d’altérité, de pluriethnisme, de multiculturalisme, d’exil, d’exclusion, de frontière sont régulièrement débattues, L’art de la différence – thème de la Triennale d’art contemporain en Valais, Suisse – est plus que jamais d’actualité.
Peut-être convient-il en premier lieu de s’interroger sur ce que signifie “différence”. Cette notion apparaît comme éminemment complexe et relative. Elle exige, pour être appréhendée, d’être rapportée à un terme référent à partir duquel peut être saisi l’écart qu’elle désigne. Et lorsqu’il s’agit de comprendre la différence en ce qu’elle est, la question de la norme ou de la normalité est centrale, mais encore serait-il nécessaire de préciser d’où cette norme tire sa légitimité.
En nous penchant sur l’histoire des hommes, nous constatons qu’elle se construit sur la variation des acceptions de la notion de différence. Dans les représentations de la Grèce ancienne, celle-ci porte notamment sur l’inégalité des sexes. Ainsi la femme est tantôt confinée à l’univers domestique, tantôt associée à des figures sauvages et étrangères à l’ordre social: ménades1, amazones. Dans les cités grecques, et jusque dans le modèle de la démocratie athénienne, la femme n’accède pas plus que les métèques2 aux droits civiques. Son rôle et son statut social sont très codifiés. La différence se révèle alors voisine de l’exclusion.
Au fil des époques successives, d’autres domaines sont également marqués par ce concept de différence. On peut citer pour exemple le dix-neuvième siècle, période d’expansion coloniale massive au cours de laquelle les Européens en viennent à exercer leur domination sur un grand nombre de pays et de peuples. Cette conquête s’accompagne d’une découverte de l’Autre, et la photographie témoigne de cette confrontation entre civilisations. Elle fait découvrir, à une Europe curieuse, des contrées nouvelles, des peuples de différentes cultures. Cette accumulation d’images annonce les débuts de l’ethnographie. Ces clichés d’abord conçus comme souvenirs touristiques deviennent bientôt l’outil de prédilection des anthropologues et des ethnologues soucieux de mesurer, de définir et de répertorier les différents types d’individus, étant persuadés de la réalité d’une hiérarchie raciale.
Mais si ces scientifiques, de par leurs expériences des peuples les plus éloignés de leur civilisation, rapportent des preuves de la surprenante diversité des modes de vie selon que l’on est aborigène d’Australie, Bororo3 ou Bushman4, les artistes adoptent une attitude autre. Pour ces derniers, l’exotisme ne consiste pas à rendre compréhensible ce qui est différent mais, au contraire, à rendre insolite ce qui est familier. Tandis que les anthropologues réfléchissent sur l’hétérogénéité humaine, les créateurs interrogent notamment notre propre complexité.
En effet, au carrefour des diversités infinies, “l’essentiel de l’art n’est pas la beauté, mais l’altérité. Il dit la présence du présent comme énigme et porte la pensée à sa crête; sa visée propre est de provoquer la présence de tout présent dans son altérité irréductible, il accomplit l’expérience de l’autre comme autre et de moi-même comme autre”, selon Marc Le Bot. Offerte aux témoins actifs que nous sommes, la création mêle intime et social, individuel et collectif, privé et public, émoi et mémoire, dissemblance et ressemblance. C’est par-delà toutes différences que doit se concevoir et se réaliser l’unité du genre humain. L’art de la différence induit ainsi l’affirmation revendiquée de l’égalité dans la diversité.
1 ménade – na mitologia grega, ninfa que participava das festas de Baco
2 métèque – em Atenas, estrangeiro que não tinha o direito de cidadania
3 Bororo – grupo indígena de Mato Grosso
4 Bushman – grupos indígenas da África Meridional
JULIA HOUNTOU
exporevue.com
La métaphore est un procédé de langage basé sur la comparaison implicite de deux expressions.
L’extrait qui présente une forme verbale à valeur métaphorique est:
- AEn nous penchant sur l’histoire des hommes, (\ell. 9)
- BLa différence se révèle alors voisine de l’exclusion. (\ell. 15)
- COn peut citer pour exemple le dix-neuvième siècle, (\ell. 17)
- Dil accomplit l’expérience de l’autre comme autre (\ell. 34-35)
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Resolução comentada
Metáfora é o uso de uma palavra ou expressão fora do seu sentido literal, por semelhança implícita. Aqui se pede uma forma verbal com esse valor figurado. Vejamos cada trecho:
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"En nous penchant sur l'histoire des hommes": o verbo se pencher (inclinar-se) está em sentido figurado, pois ninguém se inclina fisicamente sobre a história. Significa "debruçar-se sobre, estudar". É o mesmo uso de "debruçar-se sobre um tema" em português. Há metáfora na forma verbal (gerúndio).
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"La différence se révèle alors voisine de l'exclusion": se révéler significa "mostrar-se", sentido literal. A metáfora, se houvesse, estaria no adjetivo voisine, não no verbo.
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"On peut citer pour exemple": citer é literal, "mencionar".
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"Il accomplit l'expérience de l'autre": accomplir (realizar, cumprir) é usado de forma direta, sem deslocamento de sentido.
Só o item 1 traz um verbo cujo sentido físico (inclinar o corpo) foi transposto para o sentido abstrato (examinar, estudar).
Alternativa A.
Por que as outras alternativas estão erradas
- Bo verbo se révéler está em sentido literal (mostrar-se); a figuração, se houver, está no adjetivo voisine.
- Cciter é usado no sentido próprio de mencionar, sem transposição de sentido.
- Daccomplir é empregado literalmente, no sentido de realizar/viver uma experiência.
Assunto: Linguagem figurada, ironia e humor.
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Fonte: UERJ 2013 · 2º Exame de Qualificação. Prova oficial ↗